Dominant le confluent du Vert d'Arette et du Vert de
Barlanès, Aramits pourrait avoir des origines très anciennes puisque
son nom vient d'un toponyme prélatin "aran" qui signifie
vallée.
De temps immémoriaux, ce fut la capitale du Barétous... Dès
1221, Barétous eut un for particulier, c'est à dire un ensemble de
privilèges et de franchises.
La communauté était administrée par un conseil de jurats
choisis dans l'ensemble des localités. Cette jurade se réunissait à
Aramits dans la maison de la Vallée, propriété collective des
Barétounais.
Toutes les églises de la vallée sont postérieures au XVIIe
siècle. En 1569, les édifices de culte furent tous détruits durant
les guerres de religion.
La famille du mousquetaire Aramis vivait au château de
Labadie. Les Aramis étaient abbés laïcs du lieu, donc possesseurs
d'une abbaye, fief d'origine ecclésiastique. Ils étaient considérés
comme nobles, mais de la dernière catégorie dans la hiérarchie
nobiliaire.
Aramis eut néanmoins l'honneur d'entrer dans la compagnie des
mousquetaires du roi, corps d'élite, où l'on n'admettait que des
gens de qualité.
HISTORIQUE
DES MOUSQUETAIRES
Si
la célébrité
des mousquetaires
doit beaucoup
à Alexandre
Dumas, il faut
cependant souligner
que les glorieux
personnages
mis en scène
par le romancier
ont une véritable
origine historique.
Quatre nous intéressent plus particulièrement, puisque béarnais et
ayant connu notre vallée. Ils ont pour nom Tréville, Aramits,
Athos et Porthos et ont vécu sous le règne de Louis XIII.
Le plus glorieux d'entre eux est Monsieur de Tréville ou comte
de Troivilles, car la carrière des trois autres dépend énormément de
la sienne. Oloronais de naissance, fils de Jean de Peyrer et de
Marie d'Aramis, il se fit rapidement remarquer par sa bravoure
au combat, ce qui lui donna rapidement le commandement des
mousquetaires puis le grade de maréchal. Il put ainsi changer
de nom et devenir le comte de Troivilles. Il fit ensuite
l'acquisition de la Baronnie de Montory et des villages de Laguinge,
Restoue et Athèrey. Après avoir fait construire le château qui
existe toujours à Troisvilles, il racheta des droits de justice et
d'impôts de la vicomté de Soule. Il décéda en 1672 à l'âge de 74
ans.
Né aux environs de 1620 de Charles d'Aramis et de Catherine de
Raghue, Henry d'Aramis épousa en 1650 Jeanne de Bonasse dont la
famille fut longtemps propriétaire du château d'Arette. Il laissa
peu de trace de son passage aux mousquetaires et l'on ignore l'âge
de son décès.
A côté de l'Église de Lanne, une grande demeure carrée aurait
appartenu à Porthos ou lsaac de Porthau. La seigneurie de Lanne lui
aurait été attribuée en récompense de ses loyaux services. Il a
laissé peu de traces dans l'histoire.
Armand de Sillègue seigneur d'Athos près de Sauveterre de Béarn
était le neveu de Monsieur de Troisvilles. L'ancien château familial
a été incendié en 1943. Athos est décédé d'un mauvais coup
d'épée en 1643 au cours d'un duel où il prêtait main forte à
d'Artagnan.
Bien que
la légende soit plus belle que la réalité, les mousquetaires
béarnais furent d'authentiques héros.